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FAQ sur la Salvia

De Lucid-State.

Source: http://www.erowid.org/plants/salvia/salvia_faq.shtml | Traduction : Lucid-State


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Cette FAQ est sous copyright 2002-2009 Erowid.org et peut être copiée à condition de laisser ces crédits. Elle est librement imprimable ou utilisable sous sa forme numérique. Cette FAQ est un projet commun rédigé par un petit nombre d'auteurs anonymes qui sont motivés pour perpétrer la tradition d'une information gratuite et de haute qualité sur les plantes et les substances chimiques. Cette FAQ est éditée et maintenue par l'équipe d'Erowid.

Versions

  • 2.1 - Avril 2009: Traduction et adaptation pour Lucid-state.org; ajout de photos.
  • 2.0 - 10 Mars 2009: Mise à jour section juridique; ajout des chiffres de la SAMHSA; améliorations mineures du texte; corrections orthographiques; copie des modifications, MAJ information sur teinture acétone et DMSO; MAJ métabolisme connu; MAJ composition chimique de la plante; MAJ contre indications; MAJ information dépistage; retrait informations fournisseurs; retrait liens morts; ajout de nouveaux liens; correction des informations sur le soi-disant clone "Wasson/Hofmann"; ajout de nouveaux clones; amélioration informations sur l'extraction; MAJ des informations sur les prix; MAJ des informations sur les extraits "X"; ajout de nouvelles ressources; ajout de mailist; ajout de nouvelles références...
  • 1.3 - 2 Février 2006: Mises à jour inconnues.
  • 1.2 - 9 Janvier 2005: retrait d'un vendeur, correction de quelques erreurs de mise en forme.
  • 1.1 - Octobre 2002: Première publication publique, publiée par Erowid.org.
  • 1.0 - 6 Juin 2002: Première publication interne pour relecture, publiée par Erowid.org.

Traducteurs

  • JFK

Sommaire

[modifier] Introduction

[modifier] Comment lire ce document

Cette FAQ n'est pas destinée à encourager aucun usage spécifique de la plante Salvia Divinorum ou de ses extraits. Ce document est une collection de renseignements, que ses auteurs croient être exacts, qui est destinée à aider à promouvoir la connaissance de cette plante, son histoire traditionnelle et contemporaine et décrire des techniques utilisées par les chercheurs formels et informels. Bien que certaines parties de cette FAQ incluent des instructions pour l'extraction ou l'utilisation, celles-ci ne sont pas explicitement destinées à suggérer que c'est sûr ou prudent d'ingérer n'importe quelle substance contenant de la Salvinorine-A. Beaucoup d'activités incluent des risques et parce que cette plante et son composé actif sont encore peu connu de la culture scientifique, il peut y avoir des risques non découverts ou non documentés.

[modifier] Qu'est-ce que la Salvia divinorum ?

S. divinorum au Jardin Botanique de Washington

La Salvia divinorum est une plante psychoactive de la famille des Labiées (Labiatae, appelée quelquefois la "famille des menthes"). A ma connaissance, elle est endémique de la région Mazatèque des montagnes Madre Sierra à Oaxaca, au Mexique, aussi connue comme "Sierra Mazateca" (Ott 1996). Certains curanderos et curanderas Mazatèques (les guérisseurs et les guérisseuses, fréquemment appelés les chamanes) utilisent la S. divinorum comme une aide à la prophétie dans les rituels de guérison. On dit que le nom d'espèce de la plante, "divinorum", signifie "de celui qui voit" (Ott 1996) et fait allusion à son utilisation traditionnelle dans la divination médicinale (apprentissage des maladies et de leur cause).

Voici une anecdote intéressante, Dr Albert Hofmann - qui avec R. Gordon Wasson a enquêté sur la plante au Mexique en 1962 - remarque :
...Salvia divinorum...est mal nommée, c'est du mauvais latin; en fait cela devrait être Salvia divinatorum. Ils ne sont pas très bon en latin, ces botanistes. Je n'étais pas très content du nom parce que Salvia divinorum signifie "Salvia des fantômes", alors que Salvia divinatorum, le nom correct, signifie "Salvia des prêtres".

(Grof & Hofmann 2001).

Cependant, la Salvia divinorum a été nommée par le botaniste Carl Epling, qui avait probablement une meilleure connaissance du latin qu'Albert Hofmann. Hildegarde von Bingen traduit "Liber divinorum operum", comme "Le livre des travaux divins". Bien qu'il y ait eu une ruée pour publier l'identification de la plante, la discussion sur l'appellation tient plus d'une banale note en bas de page que d'un problème important avec le nom botanique.

Pour plus de renseignements sur l'historique de la S. divinorum, lire "The Early History of Salvia divinorum" par Leander J. Valdés III. Pour une bonne vue d'ensemble de l'utilisation ethnographique traditionnelle, lire l'excellent "Ethnopharmacology of Ska Maria Pastora" de Valdés. Pour une description botanique de la S. divinorum, aussi bien que des photos de celle-ce grandissant dans son habitat natal, voir "The Botany of Salvia divinorum (Labiatae)".

[modifier] La Salvia est-elle légale ?

A la date de Mars 2009, la Salvia divinorum, et/ou son principe actif la salvinorine-A, sont spécifiquement contrôlés dans plusieurs pays. En 2002, l'Australie était le premier pays à officiellement interdire la S. divinorum et la salvinorine-A. D'autres pays ont depuis interdit la plante (et quelquefois la salvinorine-A) comme la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, l'Islande, l'Italie, le Japon, la Lituanie, la Norvège, la Corée du Sud, l'Espagne et la Suède.

Il y a plus d'une douzaine d'états aux États-Unis qui ont placé un niveau de contrôle sur la S. divinorum et plusieurs états ont une loi en instance. Pour plus de renseignements sur le statut légal de la S. divinorum, voir Légalité Salvia.

[modifier] La Salvia divinorum est-elle connue par d'autres noms ?

Les noms traditionnels pour la plante incluent "ska Pastora" (herbe de Bergère), "ska María Pastora" (herbe Marie la Bergère), "hojas de la Pastora" (feuilles de la Bergère), "hojas de María Pastora" (feuilles de Marie la Bergère), "hierba María" (herbe de Marie), "yerba de María" (herbe de Marie) et "la hembra" (la femelle). R. Gordon Wasson a proposé que la S. divinorum puisse représenter l'ancienne herbe aztèque pipiltzintzintli ("le petit prince le plus noble"). Certains psychonautes modernes l'appellent "menthe" ou "sadi" (abréviation pour Salvia divinorum). Cependant, le nom le plus commune est simplement celui renvoie à son nom de genre, "Salvia".

NOTE: "Ska" peut être traduit comme "les feuilles" ou comme "l'herbe" - ska (María) Pastora = les feuilles (ou l'herbe) de (Marie) la Bergère. "Hierba" et "yerba" sont des variantes du même mot.

[modifier] Y a-t-il d'autres espèces de Salvia qui sont aussi psychoactives ?

Bien qu'il y ait des centaines d'espèces différentes dans le genre Salvia, dont beaucoup sont disponibles en jardinerie partout dans le monde, à ce jour on n'a jamais retrouvé le même composé (Salvinorine-A) caractéristique de la Salvia divinorum. S. divinorum est considéré comme une "plante spéciale" et il est très peu probable que vous la trouviez dans la jardinerie du coin. Certains soutiennent que la Salvia Splendens (qui contient des diterpenoïdes néo-clerodane salviarine et splendidine) est aussi psychoactive, mais on croit que les effets sont proches du valium (léger effet sédatif) et pas visionnaire. Une étude contrôlée informelle a examiné l'activité putative de la S. splendens et montré qu'il n'y avait pas plus d'effets avec cette Salvia qu'avec une herbe placebo (Sage Student 2009). D'autres insistent sur le fait qu'elle est effectivement psychoactive et l'article qui a identifié l'activité kappa-opioïde de la salvinorine suggère que l'histoire de la S. splendens n'est peut être pas terminée:

Il est intéressant de constater qu'une étude tridimensionnelle de la National Cancer Society Database en utilisant le pharmacophore et la géométrie tirée de la salvinorine-A tronqués du modèle KOR produit de la splendidine...à l'origine la splendidine a été isolée de la Salvia splendens...
(Roth et al. 2002).

On dit que la sauge culinaire commune, la Salvia officianalis, provoque "intoxication et vertige" si on la sent pendant une période prolongée (Duke 1987 in Ott 1993). Effectivement, la S. officianalis contient effectivement le terpénoïde thuyone, qui est un composant psychoactif aussi présent chez l'Artemisia Absinthium (utilisé dans la fameuse préparation alcoolisée: l'absinthe). Bien qu'il soit possible qu'il existe d'autres sauges psychoactives, les connaissances actuelles ne décrivent que la S. divinorum. Si vous voyez une plante qui est simplement étiquetée "Salvia" dans une jardinerie, il est extrêmement improbable que cette plante soit une S. divinorum.

[modifier] Effets et utilisation

[modifier] Quels sont les effets de la Salvia divinorum ?

Salvia géante

La Salvia divinorum produit des effets uniques qui sont difficiles à décrire exactement en les comparant aux autres drogues ou plantes psychoactives. Le principe chimique actif dans la S. divinorum est la Salvinorine-A; alors que certaines personnes ont avancé qu'il pourrait y avoir d'autres substances chimiques mineures qui affectent ses effets, des tests pharmacologiques récents sur le site d'action de ces substances suggèrent que c'est improbable (Prisinzano & Rothman 2008). Les effets varient, en fonction de la dose et de la méthode d'ingestion. Les effets vont de très léger, aux doses inférieures, à extraordinairement fort à de plus hautes doses. Bien que les effets de la S. divinorum sont d'habitude classés avec d'autres substances visionnaires tel que la DMT fumée, ses effets sont si radicalement différents que de telles comparaisons mènent souvent à des malentendus. Quelques effets rapportés incluent :

  • Rire incontrôlable
  • Altérations/modification visuelles ou visions
  • Perte de coordination physique
  • Expérience de réalités multiples
  • Un sentiment contemplatif de paix
  • Sens de compréhension profonde
  • La réalité parait être un rêve
  • Voir ou faire partie d'un tunnel
  • Impression de confusion totale ou de folie
  • Contact avec d'autres gens/esprits/entités
  • Expérience de géométrie "non-euclidienne"
  • Sentiment d'être sous terre ou sous l'eau
  • Sensation de vol, de mise à flot, de torsion, ou de tourner
  • Sentiment d'être plongé dans un champ d'énergie
  • Perte de conscience comme un individu
  • Sentiment d'être raccordé à un grand "tout"
  • Impression de voyager à d'autres endroits et/ou dans le temps
  • Devenir un objet inanimé (un mur, des escaliers, un canapé, etc.)
  • Sentiment d'être entré dans le "royaume des morts"
  • Observation de patterns ou de formes qui sont semblable à un tube, à un serpent, ou à un ver

En dépit du fait que la Salvia divinorum est, dans de rares occasions , commercialisée comme un "substitut légal de marijuana", les effets qu'elle produit ne sont généralement pas perçus comme ressemblant à ceux du cannabis. Cependant, beaucoup d'herbes diverses sont vantées comme "substitut de cannabis" sans aucune similarité significative avec les effets du cannabis. La S. divinorum n'est pas considéré un drogue festive, car ses effets ne sont pas particulièrement favorables à l'interaction sociale, tournés vers le non-verbal et peuvent être extrêmement déconcertants et faire peur. Les utilisateurs expérimentés de Salvia divinorum l'utilisent généralement dans un cadre tranquille pour la contemplation introspective et la méditation. Les attentes et les intérêts de ceux qui l'utilisent pour la première fois varient considérablement, mais incluent souvent la recherche d'inconnu au travers d'une nouvelle expérience psychoactive. Seulement une petite portion de ceux qui ont vécu une forte expérience avec la salvinorine retourne souvent dans cet espace étrange.

[modifier] Quelle est la durée des effets de la Salvia divinorum ?

La durée des effets dépend de la méthode de consommation et de la quantité consommée. On rapporte qu'ils durent environ 15 minutes à plus de 3 heures. Généralement, quand fumé, les effets de la Salvia divinorum démarrent vite, le pic est atteint dans les 5-20 minutes puis les effets commencent à se calmer. Avec les méthodes orales et sublinguales, les effets prennent plus de temps à se faire sentir et ils durent plus longtemps. Bien qu'un petit nombre de personnes rapportent des effets durant plus de 4 heures par la méthode orale/chique, la grande majorité des gens constate que les effets diminuent avant 2 heures. Plus de détails concernant la durée et l'intensité sont présentés ci-dessous sous la question "Comment est consommée la Salvia divinorum ?"

Pour vous donnez une idée de l'expérience, vous pouvez lire un des nombreux rapports d'expérience disponibles sur notre Forum ou par exemple la Traduction de l'expérience de Daniel Siebert. D'autres rapports en anglais sont disponibles sur Erowid, le site de Daniel Siebert, Lycaeum ou encore notre section dédiée sur la fiche de la Salvia et notre forum.

[modifier] Quelle est l'échelle d'expérience de la Salvia dont j'ai entendu parlé ?

L'échelle d'expérience de la Salvia est décrite dans la FAQ de Daniel Siebert. C'est une échelle allant de 1 à 6, qui augmente de léger à fort, avec la mnémotechnique S-A-L-V-I-A : Subtil, Altéré, Léger, Visuel, Immatériel et Amnésique. Pour plus de renseignements sur cette échelle, cliquez sur le lien ci-dessus ou bien lisez le paragraphe qui lui est consacré sur la fiche de la Salvia.

[modifier] La Salvia divinorum produit-t-elle des effets secondaires ou une gueule de bois ?

Il n'y a presque aucune gueule de bois rapportée le lendemain après avoir fumé de la Salvia divinorum. Bien qu'on fasse mention (relativement rarement) à des gens se sentant pris de vertige jusqu'à quelques heures après la consommation, la plupart des gens signalent une bonne humeur résiduelle durant les quelques heures et jours qui suivent.

[modifier] Quelles sont les choses essentielles à prendre en considération avant d'essayer la Salvia divinorum ?

Il est important pour quelqu'un qui envisage l'essai d'une nouveau produit psychoactif de se mettre au courant de toutes les contre-indications médicales et les risques potentiels connus avec cette substance. Dès que la décision a été prise d'essayer la Salvia divinorum, peut-être que les choses les plus importantes à prévoir pour planifier un voyage sont :

  • Avoir un "Gardien"
  • Créer un espace sûr
  • Planifier votre temps
  • Préparer un environnement esthétique
  • Penser aux interactions
  • Connaitre les effets

[modifier] Avoir un "Gardien"

Un individu projetant de prendre de la Salvia divinorum devrait à tout moment avoir à ses côtés un gardien non-enivré. Sous les effets de la S. divinorum, il est connu que les gens se lèvent et marchent autour d'eux, ignorant complètement leurs environs avec un regard "vide". Il est possible que quelqu'un dans un tel état mental puisse marcher sur une, tomber d'un rebord, etc. Il est connu que les gens trébuchent, renversent ou cassent des objets en verre. Un ami en état net (de préférence familier avec les effets de la S. divinorum et/ou d'autres drogues) doit agir comme "gardien", pour protéger le corps (physiquement) pendant que l'on est "en transe" sous S. divinorum. Dans certains cas la transe est légère et elle peut être brisée par un bruit ou en allumant les lumières et en ouvrant les yeux. Généralement la transe reviendra, si on rend au calme et dans l'obscurité. Dans les cas extrêmes, quelqu'un sous l'influence de S. divinorum peut devenir agité et avoir besoin d'être calmé ou retenu. Il est très important d'avoir un gardien fiable, clean à chaque voyage et plus particulièrement pendant les premiers voyages quand on s'habitue aux effets de la plante. Le gardien devrait savoir que dans la majorité des cas, même si une personne qui a pris de la S. divinorum "pique une crise", un tel état ne dure pas longtemps et le mieux est de rester aussi calme que possible, essayer de la rassurer non-verbalement au début, l'empêcher de quitter la zone prédéterminée et rassurer verbalement la personne au besoin. Au cours des 10 à 60 minutes suivantes, la situation devrait s'améliorer. Les gardiens inexpérimentés devraient être encouragés à lire les descriptions des effets et les principes fondamentaux d'un bon guide. Vous pouvez consulter les guides d'Erowid, qui peut aider les gardiens à avoir une meilleure idée de ce que leur rôle implique.

[modifier] Créer un espace sûr

L'espace où l'expérience aura lieu devra être débarrassé des objets dangereux et il faudra prévoir les accidents potentiels. Par exemple, s'il y a des bougies allumées, une personne bougeant vite dans une transe pourrait provoquer un départ d'incendie. Les utilisateurs expérimentés de Salvia divinorum suggèrent fortement que la meilleure manière de prendre la S. divinorum est d'être confortablement posé dans un lit dans une pièce faiblement éclairée. Ne fumez pas de S. divinorum debout. Il ne devrait rien y avoir de potentiellement dangereux autour de vous (feu, verre, couteaux, fusils...) et le téléphone devrait être débranché ou éteint pour ne pas être dérangé.

[modifier] Planifiez votre Temps

Pensez soigneusement à quand votre prochaine obligation du monde extérieur se produira et choisissez soigneusement un période qui n'exigera pas de conduite ou d'autre activité pendant une durée appropriée au mode de consommation. Les utilisateurs expérimentés veulent souvent prévoir un jours entier pour leur exploration des enthéogènes puissants pour qu'il n'y ait aucune obligation entre le moment où ils se réveillent et celui où ils iront dormir. Un individu utilisant la Salvia divinorum ne devra pas conduire ou utiliser des machines ou jusqu'à ce que les effets se soient complètement estompés. Il faudrait attendre d'être complètement redescendu et de ne plus sentir aucun effet puis ensuite attendre une autre heure pour être sûr avant de conduire ou d'utiliser une machine.

[modifier] Préparer un environnement esthétique

Avec la création d'un espace sûr, il est aussi important aussi de faire attention aux aspects visuels et auditifs de l'environnement. Certaines personnes préfèrent le silence et d'autres aiment différentes sortes de musique "d'ambiance" (généralement sans chants/paroles). Beaucoup d'utilisateurs expérimentés préfèrent être dans une pièce faiblement éclairée.

[modifier] Penser aux interactions

Comme avec tout autre drogue puissante, il est important que l'utilisateur considère soigneusement les herbes, les compléments et les médicaments qu'il a ingéré au cours des quelques derniers jours. Bien qu'à ce jour on connaisse peu des interactions entre Salvia divinorum et autres herbes et médicaments, le mélange avec de médicaments peut mener à des effets indésirables. Les antagonistes opioïde compétitifs qui incluent les récepteurs kappa opioïdes parmi leurs récepteurs cible, tels que le naltrexone (et dans une moindre mesure, le naloxone) bloqueront les effets de la salvinorine-A.

[modifier] Connaitre les effets

Les nouveaux utilisateurs devraient se mettre au courant des effets généraux de la Salvia divinorum pour ne pas s'attendre à des effets semblables au cannabis. La S. divinorum a une puissance potentielle extrêmement grande.

[modifier] Quels sont les risques pour la santé associés à son usage ?

Les feuilles de la plante sont utilisées par les Indiens Mazatèques depuis des centaines d'années sans aucun risque pour la santé rapporté et aucune preuve de dépendance. La popularité de la Salvia divinorum parmi les psychonautes contemporains a lentement augmenté au cours des années 1980 et au début des années 1990 et ensuite plus rapidement depuis que les premiers extraits "X" ont commencé à être commercialisés en 1997. Selon la National Survey on Drug Use and Health Report Use of Specific Hallucinogens: 2006: environ 1.8 millions de personnes âgées de 12 ans ou plus ont consommé de la S. divinorum dans leur vie et environ 750 000 l'ont fait l'année passée. (OAS, SAMHSA 2008) En dépit de ces nombres, beaucoup de personnes l'essaient seulement une fois ou quelques fois et décident de ne pas continuer l'expérience ou bien ils n'aiment pas les effets. Cet usage "expérimental" n'aura très probablement pas d'effets préjudiciables sérieux provoqués directement par les composés de la plante, sans tenir compte du mode d'ingestion. Toutefois on rapporte le cas de Brett Chidester, 17 ans, un utilisateur de S. divinorum qui s'est suicidé. Il n'y a aucune preuve d'une manière ou d'une autre qu'il était sous l'influence de S. divinorum quand il a pris sa vie. Ses parents ont blâmé la S. divinorum qui pourrait être mise en cause dans sa mort et, plus de trois mois après qu'il soit mort, un examinateur médical a ajouté que cette consommation est un "facteur contribuant" à sa mort (Chidester 2007). Même si l'utilisation de S. divinorum par Chidester a vraiment contribué à sa décision de s'enlever la vie, en considérant les millions des gens qui ont utilisé la plante sans se tuer ou s'hospitaliser, il est clair qu'une telle réaction est extrêmement rare.

Les gens qui fument la plante régulièrement pourraient avoir une inquiétude à propos des effets potentiellement préjudiciables sur les poumons. De plus en plus de preuves montrent qu'inhaler des particules est mauvais pour la santé. Cependant, une telle utilisation ne causera surement pas de dommages comparables avec ceux du tabagisme quotidien. Nous n'avons jamais entendu d'un fumeur "quotidien" de Salvia divinorum, sans parler de quelqu'un qui la fumerait plusieurs fois par jour. Ceux qui utilisent les extraits concentrés "X" peuvent profiter de ne pas devoir inhaler autant de fumée; plus puissant est l'extrait, moindre est la quantité de fumée qu'on a besoin d'inhaler. Peut-être que le plus gros problème avec les extraits puissants consiste au risque de surdosage. De trop grandes doses peuvent être extrêmement effrayantes, peuvent faire trébucher et perdre conscience des environs, ou peuvent quelquefois provoquer des trous de mémoire. Clairement il pourrait être dangereux de prendre de telles doses seul et particulièrement si on est à côté d'une rue passante, d'une piscine, d'un feu, d'une grande étendue d'eau, d'objets en verre, etc. Il est toujours mieux de prendre la S. divinorum "au niveau du sol" = rez-de-chaussée (nous avons entendu parlé d'une personne sautant du balcon du deuxième étage d'une chambre d'hôtel, qui aurait du être retenue par ses gardiens).

[modifier] Accidents

Les incidents les plus communs rapportés jusqu'ici associé à l'utilisation de Salvia divinorum sont simplement des accidents tels que les contusions et les coupures (chute) et les brulures (laisser tomber un briquet ou une pipe).

[modifier] Expérience traumatique

Peut-être que le deuxième effet néfaste de l'utilisation de Salvia divinorum est une expérience psycho-spirituelle difficile. Comme avec n'importe quelle substance psychoactive puissante, les réactions d'inquiétude aigües des expériences inattendues ou involontaires peuvent mener à des sentiments durables de dysphorie chez un petit nombre d'utilisateurs. Bien que qu'une inquiétude durable soit rare, le traitement de base consiste à arrêter l'utilisation de S. divinorum et d'autre enthéogènes puis au traitement symptomatique de l'anxiété par la relaxation, le repos, l'exercice régulier, en dormant bien et en parlant de ses sentiments.

[modifier] Toxicité orale

Si on boit une infusion ou mâche les feuilles, il est plus difficile de prendre une trop grande dose. À ce jour il n'y a eu aucun cas de réactions physiques toxiques (hospitalisations ou problèmes sérieux provoqués par les réactions pharmacologiques). On pense actuellement que les feuilles sont "non-toxiques" et qu'il serait difficile d'en manger ou d'en mâcher assez pour provoquer des dommages sérieux ou des effets secondaires durables. Généralement, aucun effet secondaire durable n'est rapporté après consommation de Salvia divinorum. En de rares occasions les gens ressentent une légère nausée après consommation orale. Des effets forts peuvent provoquer "ivresse" et perte de coordination.

[modifier] Dépendance

Il n'y a aucune preuve que la plante ou la salvinorine-A provoque accoutumance/tolérance ou addiction physique.

[modifier] Comment est consommée la Salvia divinorum ?

[modifier] Infusion

La plupart des récits ethnographiques déclarent que les Mazatèques font une infusion en frottant des feuilles ensemble et en pressant le jus dans l'eau. Deux ou trois récits déclarent que les feuilles ont d'abord été écrasées sur un metate (une pierre plate). Un récit d'ethnographe décrit la préparation d'une dose en empilant simplement les feuilles par paires, face à face, et en les roulant ensuite dans un paquet en forme de cigare, mâché et avalé (Blosser 1991-1993 in Ott 1999). Malheureusement, il est difficile de quantifier une dose, les données ethnographiques disponibles s'entendent habituellement sur le nombre de feuilles utilisées par dose (fréquemment présenté en "paires" de feuilles, en raison du penchant Mazatèque pour les compter dans cette manière). De tels renseignements ne sont pas très utiles parce que les feuilles peuvent grandement varier en taille, certaines feuilles sont cinq fois plus grandes que d'autres, en fonction des conditions de culture, et la puissance des feuilles peut aussi varier radicalement d'une plante à une autre.

En ce qui concerne les infusions, le nombre de feuilles utilisé pour la préparation d'une seule dose rapporté dans la littérature ethnographique varie de 6 à 240 (Ott 1995). Un article (Ott 1999) décrit deux doses comme "deux grosses poignées de feuilles (avec les fleurs, les tiges et tout)"; un autre article mentionne l'utilisation de 20 à 80 paires de feuilles et donne aussi le poids des feuilles fraiches dans une fourchette de 50 à 200 grammes (Valdés et autres 1983).

Les études contemporaines de la chimie et la pharmacologie de la Salvia divinorum ont permis de découvrir que la préparation en infusion traditionnelle est la méthode la moins efficace pour consommer la plante. Le principe actif de la plante n'est pas soluble dans l'eau et on spécule qu'il est partiellement désactivé dans l'estomac. De relativement grandes quantités doivent être consommées par cette méthode. D'autre part, les effets - qui commencent après environ 15 minutes (Valdés et autres 1983; Ott 1999 ) - peuvent durer plus longtemps que via d'autres modes de consommation; plus de 2 heures 30 dans un récit (Valdés et autres 1983) et jusqu'à 3 heures 20 minutes dans un autre cas (Ott 1999).

Les "études" des psychonautes modernes ont révélé deux méthodes plus efficaces pour consommer la plante :

[modifier] Chique

La technique de la chique produit des effets plus courts que l'infusion orale. Avec cette approche, on prend des feuilles fraiches, on les roule dans un ou deux "cigares" et on les mâche ensuite en n'avalant pas le jus ou la salive. De cette manière, le principe actif de la plante est absorbé via les membranes muqueuses de la bouche, ce qui est une méthode beaucoup plus efficace que l'absorption via l'estomac. En prenant les feuilles en chique, les effets ont tendance à durer environ 1 heure. Ce qui suit est rapporté comme étant une procédure de dosage efficace pour l'utilisation de feuilles fraiches en chique :

Je prends 10 feuilles faisant en moyenne 8-10 cm de large et 22 cm de long (et pesant 25-26 grammes) auxquelles j'enlève la nervure principale. Celles-ci sont roulées en 2 'cigares' de 5 feuilles chacun. Assis tranquillement dans l'obscurité, je mets le premier cigare dans ma bouche et je le garde là, en le mâchant lentement avec les dents de devant. Je n'avale pas du tout. Après environ 10 minutes je le crache dans un bol et je commence à mâcher le deuxième cigare. Les effets commencent d'habitude au cours des 5 minutes qui suivent le début du deuxième cigare. Je crache ce cigare après 10 minutes de mastication. L'expérience dure environ 45-60 minutes (du début à la fin).
(Aardvark 1998)


[modifier] Fumée

Une durée d'effets plus courte est obtenue en fumant les feuilles séchées de Salvia divinorum. L'expérience générale abouti à un consensus sur l'utilisation du bang comme une des voies les plus efficaces pour fumer la feuille de S. divinorum parce que l'on peut rapidement aspirer de grande bouffée de fumée. Il y a de nombreux rapports des personnes qui fument les feuilles S. divinorum roulées en joint, parfois avec des résultats efficaces (quelques personnes préfèrent cette méthode). Cependant, dans la majorité des cas, les gens signalent qu'on obtient peu ou pas d'effets avec cette technique. Terence McKenna recommande l'utilisation d'un bang à gravité (gravity bong) comme l'une des meilleures manières de fumer les feuilles séchées, il précise que "Ça ne loupe pas."

Extrait de S. Divinorum (25X)

Une pipe classique se situe quelque part entre un bang et un joint, en terme d'efficacité. Les gens suggèrent l'utilisation d'une pipe à douille large et à tige courte comme étant meilleur choix, ainsi il y de la place dans la douille pour bruler assez de feuilles et la salvinorine-A a moins de chance de se condenser dans la pipe en traversant la tige courte. En fumant, les effets arrivent beaucoup plus rapidement, en 2 ou 3 minutes et disparaissent après 20 minutes environ. Plusieurs bouffées rapides - chacunes tenues pendant environ 20 à 30 secondes - sont généralement suffisantes pour produire des effets; l'intensité de ces effets dépend de la quantité fumée, de la puissance des feuilles et de la sensibilité individuelle à la fumée. Une gamme de dose de 250 mg à 500 mg de feuille séchée, fumée via un bang, devrait suffire pour la plupart des gens utilisant des feuilles de puissance moyenne (c'est-à-dire des feuilles qui contiennent 2 à 3 mg de salvinorine-A un par gramme de feuille séchée). On a remarqué que la salvinorine-A a besoin de beaucoup de chaleur pour se vaporiser et il est suggéré de garder la flamme sur l'herbe séchée pendant toute la durée de l'inhalation. Certaines personnes signalent de meilleurs résultats en utilisant un briquet tempête (mini-torch style lighter).

[modifier] Comparaison des méthodes de consommation

Comme avec n'importe quelle nouvelle substance, ceux qui veulent faire des expériences d'une manière prudente et intelligente avec la Salvia divinorum commenceront par de petites doses et développeront ensuite leur expérience. Beaucoup de personnes constatent que la méthode de la chique est plus agréable, en raison d'une montée plus lente et des effets qui durent plus longtemps. Les effets rapides de la S. divinorum fumée peuvent être écrasants et déconcertants. Un désavantage de toutes les méthodes orales est que les feuilles peuvent être très amères. L'ingestion orale est moins efficace et donc plus chère pour ceux qui ne cultivent pas leurs propres plantes, c'est pourquoi les premières fois beaucoup choisissent de la fumer.

Jonathan Ott (1995) décrit "l'ordre probable de puissance" comme suit : salvinorine sublinguale > salvinorine vaporisée > feuille mâchée, chiquée > feuille mâchée, avalée > infusion de feuilles.

Ott n'a pas inclus la Salvia divinorum fumée dans son classement, il déclare :
Bien que seulement 1-2 feuilles peuvent être actives... pour la plupart des gens l'effet est beaucoup plus léger que par ingestion orale (malgré de plus grandes quantités). Dans un test avec 20 personnes, on a donné à chacun un "joint" de feuilles de Salvia divinorum séchéee à fumer (contenant 1-2 feuilles), en gros la moitié n'a rien senti du tout. De l'autre moitié qui a vraiment senti les effets, tous ont rapporté des effets très légers, à part 2 individus, qui avaient des effets visionnaires puissants.
(Ott 1995)

Il est vraiment dommage que le poids des feuilles séchées ne soit pas donné, car baser son dosage sur le nombre de feuilles est très imprécis; les feuilles peuvent varier en taille de moins d'1 cm à 35 cm de long et jusqu'à 12 cm de larges. Cependant, ces expériences indiquent clairement, que le joint n'est pas une méthode très efficace. Les gens ont eu des résultats beaucoup plus efficaces en utilisant un bang, où une plus grande quantité de fumée peut être inhalée en une fois. Ott n'a pas non plus inclus de données rattachées à aux extraits concentrés "X" mentionnés ci-dessous, vraisemblablement car ceux-ci n'étaient pas communément disponibles quand il a conduit ces études.

En résumé, les feuilles fumées en bang, les extraits "X" de différentes puissance, ou la salvinorine-A vaporisée, tous ont tendance à produire des effets rapide qui ne durent pas trop longtemps. Et, chacun d'entre ceux-ci nécessite une relativement petite quantité de matière végétale. La méthode de la chique a une montée plus lente et une plus longue durée d'effet mais nécessite une plus grande quantité de feuilles. Enfin l'infusion a la plus longue durée d'effet et utilise la plus grande quantité de feuilles. Selon quel solvant est utilisé, les extraits sublinguaux préparés peuvent utiliser une assez petite quantité de feuille, jusqu'à environ la même quantité que ce qui est contenu dans une chique de feuilles fraiches. Ott (2005) a constaté que 100 µg à 1 mg de salvinorine-A pure sont actifs sublingualement dans une solution d'acétone ou de DMSO (diméthylsulfoxyde). (Oui, Ott utilise l'acétone par voie orale. "L'acétone est présente dans les bananes," a-t-il plaisanté quand l'on questionné sur cette pratique.) Cependant, d'autres ont été incapables de rééditer le succès d'Ott en utilisant l'acétone ou le DMSO. Beaucoup ont constaté que 4 à 10 mg ou plus de salvinorine sont actifs sublingualement dans une solution d'éthanol à 95% (quelquefois dilués à 50 % avec de l'eau chaude, juste avant l'utilisation).

[modifier] J'ai entendu dire que la Salvia divinorum n'est pas active oralement; est-ce vrai ?

Certains auteurs ont dit que la Salvia divinorum n'est pas active du tout quand on l'avale, mais c'est un malentendu. Une consommation traditionnelle Mazatèque de S. divinorum implique d'avaler une infusion liquide / un thé qui provoque de forts effets pendant plusieurs heures.

Daniel Siebert attribue l'activité basse des préparations orales à l'inactivation de la salvinorine-A dans l'estomac (Siebert 1994), mais il n'a pas proposé de mécanisme pour cet désactivation. Leander Valdés propose un mécanisme possible d'inactivation (si elle se produit) :
Une hydrolyse de l'acétate catalysée par l'acide dans l'estomac, transforme la salvinorine-A en salvinorine-B plus de l'acide acétique (et peut-être une hydrolyse catalysée par le milieu basique des intestins).
Mais la prise d'une infusion de feuilles peut donner une assez forte expérience qui peut durer plusieurs heures (jusqu'à 4-6h environ). Récemment la recherche a montré que le métabolite principal de la salvinorine-A est la salvinorine-B et il a été suggéré que ce métabolisme est accompli par estérase dans le sang (Schmidt et autres 2005). Dans une discussion sur l'inactivité orale, Valdés dit :
Comment se fait-il que le composé est inactivé dans le système digestif ? Mon travail pour mettre en suspension de la Salvinorine pour l'administrer à des souris et sa puissance quand donné en intrapéritonéal (où elle doit traverser une membrane), me mène à croire que l'activité basse par prise orale est due à une faible absorption plutôt qu'à une inactivation. Il peut y avoir un inactivation par les mécanismes que j'ai proposé au-dessus, mais je crois que le gros problème est l'absorption du composé. Lors d'une infusion la dose est lentement absorbée au fur et à mesure que le liquide descend dans le système digestif. J'entre dans le détail dans mon journal de 1994, mais l'idée selon laquelle les problèmes avec la salvinorine-A ont pour cause sa pauvre solubilité n'a pas eu du succès. Les solutions sublinguales, etc., mettent le composé en très petite quantité dans le solvant à côté des membranes. Ce n'est pas le cas dans le système digestif.

Les problèmes d'absorption sont très connus dans l'industrie pharmaceutique. Les pilules et les solutions pharmaceutiques que les gens prennent incluent des systèmes d'absorption très complexes. Je pense que l'infusion de Don Alekandro était la version Mazatèque d'un de nos systèmes de d'absorption sophistiqué. C'est brut et peu efficace, mais il y a beaucoup de feuilles disponibles dans la Sierra Mazateca et l'infusion produit des effets qui durent plusieurs heures, ce qui est beaucoup plus long que d'autres méthodes pour consommer la plante. Toutefois, les effets de l'ingestion orale ne sont pas aussi intenses que les effets de pic provoqués par la salvinorine-A fumée, mais ce type d'expérience ne correspond pas à ce que les chamanes Mazatèques recherchent. Ils veulent une "réalité séparée, pas incompréhensible." (LJ Valdés 2002)

Il est important de noter qu'une des références de base sur la faible activité orale est un rapport d'autoexpérimentation de Daniel Siebert lors de la prise de 10 mg de salvinorine-A pure. Cette dose orale de salvinorine-A est peut être trop faible pour faire des conclusions sur son activité orale ou son absorption. Ott a supposé que de la salvinorine-A pure, cristalline ne serait pas bien absorbée (Ott 1995).

[modifier] Est-il vrai qu'on ne peut utiliser que des feuilles fraiches et que le principe actif est instable ?

L'idée que uniquement des feuilles fraiches peuvent être utilisées vient probablement du fait que, traditionnellement, les Indiens Mazatèques utilisent seulement des feuilles fraiches pour faire leurs infusions. Apparemment les Mazatèques ignoraient que la plante pouvait être séchée et fumée. De façon intéressante, ils considèrent que la Salvia divinorum est une plante "assez faible" - ce qui n'est pas surprenant au regard de la façon dont ils la consomment, qui est une des méthodes les moins efficaces. On ne peut pas seulement fumer les feuilles séchées, elles peuvent aussi être reconstituées avec l'eau et utilisées comme chique. Avec cette méthode une "dose" constitue environ 2 à 10 gr de feuilles, avant d'être reconstituées avec de l'eau (trempez les feuilles pendant 5-10 min pour les reconstituer). Tremper des feuilles sèches dans l'eau augmentera leur masse de 8-12 fois.

L'idée que le principe actif est instable vient d'une première étude faite par Albert Hofmann. Il a ramené en Suisse de la matière stockée dans l'alcool du Mexique, pour l'étudier dans son laboratoire. Apparemment cet échantillon était inactif quand il l'a finalement examiné, ce qui l'a amené à croire que le principe actif est instable. Hofmann a peut être tout simplement mis trop peu de feuilles pour une infusion orale active. En fait, lorsqu'elles sont conservées soigneusement, les feuilles séchées semblent retenir leur puissance pendant de longues périodes (bien plus d'une année). De plus la salvinorine-A, quand gardée au frais, à l'ombre et au sec, semble aussi garder sa puissance. Il a été constaté, cependant, que la salvinorine dissoute dans l'éthanol et exposée à la lumière du soleil peut perdre sa puissance et il est possible que ce type d'environnement ait altéré l'échantillon d'Hofmann.

[modifier] Pourquoi la Salvia Divinorum produit-elle des effets ?

En 1982 le composé chimique salvinorine a été isolé de la plante au Mexique par Alfredo Ortega (Ortega et autres 1982). Deux ans plus tard en Amérique, Leander Valdés isole le même composé - avec ses dérivés desacetyl - qu'il appelle divinorum A et divinorum B (Valdés et autres 1984). Comme Ortega était le premier à les isoler, ses noms ont reçu la priorité et les composés sont devenus connus comme salvinorine-A et salvinorine-B. Valdés décrit plus tard le composé supplémentaire salvinorine-C (Valdés et autres 2001). On considère chimiquement que tous ces composés sont des diterpenoïdes néo-clerodane. Ortega n'a pas examiné l'activité de son composé, mais Valdés a évalué pour les deux substances un extrait du spectre entier, aussi bien que la salvinorine-A seule, sur les souris. De ces test, il a conclu que la salvinorine-A serait probablement le composant psychoactif principal de la plante.

Le 6 juin 1993 (exactement neuf ans avant que cette FAQ ne soit rédigée), le chercheur Daniel Siebert vaporisait et inhalait un extrait contenant presque 2 mg de salvinorine-A et confirmait via l'auto-expérimentation que c'est effectivement le composé psychoactif principal. Plus tard les expériences de Jonathan Ott ont déterminé une dose de seuil de 100 µg de salvinorine-A dans l'acétone et le DMSO par voie buccale(gardé dans la bouche contre la joue) et qu'il y avait des effets psychédéliques nets par cette méthode avec 250-500 µg, et un effet visionnaire au-dessus de 1 mg (Ott 1996). Il est maintenant généralement admis que la dose initiale de Siebert de 2 mg vaporisés était trop haute et la plupart des gens qui utilisent le composé pur via la vaporisation préfèrent une dose de 600-1000 µg. La salvinorine-A est clairement un composé puissant. On a constaté que la salvinorine-B, qui est présente dans la plante seulement dans une proportion de 4 % de la quantité de salvinorine-A, est inactive autant avec les essais sur l'animal (Valdés 1994) que chez l'homme à des doses comparables et supérieures que celles nécessaires a montrer une activité avec la salvinorine-A (Siebert 2004). Alors qu'il a été spéculé une fois que la salvinorine-C - qui est présente dans la plante à raison de seulement 10 % de la quantité de salvinorine-A - pourrait être encore plus puissante (Valdés et autres 2001), un bio-essai humain de salvinorine-C a montré son inactivité (Siebert 2004).

Jusqu'à l'été 2002, l'action pharmacologique de la Salvia divinorum était entièrement inconnue. Le principe actif avait été évalué sur 43 biorécepteurs connus sans inhibition significative (Siebert 1994; Sage Student 2009). En Août 2002, le groupe Roth a publié ses conclusions et dévoile que la salvinorine-A est un puissant agoniste du récepteur kappa-opioïde (Roth et autres 2002). Parce que la plupart des autres drogues visionnaires agissent sur le système de la sérotonine (et plus spécifiquement le récepteur 5-HT-2a), les plus premières tentatives pour caractériser le site d'action de la salvinorine-A avaient échoué. En utilisant des cellules clonées qui expriment une bonne variété de types de récepteurs pour neurotransmetteur, en les baignant dans une solution contenant de la salvinorine-A et utilisant ensuite des produits chimiques étiquetés par radiographie qu'on appelle ligands qui se lient à un récepteur donné, le groupe Roth a été capable de voir si la salvinorine-A empêche les autres produits chimiques de se "coller". Connaissant l'affinité du ligand étiqueté par radio, la quantité de salvinorine-A qu'il a bloqué produit une valeur numérique qui peut être alors utilisée pour calculer combien de salvinorine-A est restée liée au récepteur. Le laboratoire du Dr Roth est un des plus actifs pour faire ce type d'étude neuro-pharmacologique des récepteurs (plus d'informations sur ce type d'étude). Assez convenablement, Siebert est coauteur de cet article intéressant et extrêmement technique.

La salvinorine pourrait aussi être active sur un grand nombre d'autres sites, mais au regard des études ci-dessus, étonnamment, elle n'affecte pas considérablement d'autres types de récepteurs sur lesquels la plupart des drogues psychédéliques agissent. Comme le nom le suggère, d'autre récepteurs agonistes opioïde sont des analgésiques (anti-douleur) et il semble possible que la salvinorine-A agisse sur d'autres types de récepteurs.

Nous ne sommes pas encore assez avancé dans le domaine des sciences psycho-pharmacologiques pour être capables de répondre correctement à la question du "pourquoi" ou exactement "comment" quelque chose provoque des effets sur l'esprit. Il y a encore un large gap de connaissance entre la pharmacologie du cerveau et les processus mentaux. Pour plus de renseignements sur cette question, voir l'article d'Erowid sur l'Activité Kappa Opioïde de la Salvinorine.

[modifier] Comment se mélange la Salvia Divinorum avec d'autres drogues ? Y a-t-il des médicaments à éviter en prenant de la Salvia divinorum ?

Cette question semble être en grande partie une question de "gout". Certaines personnes ont eu des expériences terrifiantes avec de tels mélanges. D'autres ont eu des expériences magnifiques, agréables. Avant de mélanger n'importe quelle drogue, c'est toujours une bonne idée en premier de faire connaissance avec les effets de chaque composé tout seul et comment il ou elle répond aux différentes doses. En tout cas, un individu prudent intéressé dans la combinaison des drogues commencera toujours avec les doses inférieures à la normale pour chacune. Quelques composés sont synergiques - ils fonctionnent ensemble pour produire de plus grand effets que prévu (et donc de plus petites quantités doivent être prises). Actuellement on ne sait pas s'il y a des risques associés à la combinaison S. divinorum avec d'autres drogues. Certaines personnes ont signalé un "potentialisation" des effets quand elle est prise avec des graines de la plante Peganum Harmala contenant un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO), qui est fréquemment utilisé dans les analogues ayahuasca. Le pourquoi de ceci est peu clair, car la salvinorine-A n'est pas une amine (et ne devrait pas être transformée par métabolisme des enzymes IMAO). À ce jour, nous ne connaissons pas de drogue contre-indiquée par les gens qui les ont combinés avec la S. divinorum ou la salvinorine-A, mais cela ne signifie pas que de telles mauvaises combinaisons n'existent pas. Comme décrit plus tôt, le naltrexone et le naloxone bloqueront les effets de la salvinorine-A.

[modifier] Je n'arrive pas à obtenir d'effets avec la Salvia; Pourquoi ?

Certaines personnes disent qu'il faut quelques essais avant de réussir à "connaitre" la plante. Finalement, après plusieurs tentatives, on rapporte qu'il est possible de "percer". Il semble aussi que dans certains cas on doit apprendre à "comprendre" les effets. En utilisant la méthode de la chique, on pourra essayer une plus grande quantité et une mastication pendant plus longtemps. Si on fume les feuilles dans une pipe, un essai avec un bang pourrait réussir. Certaines personnes disent devenir plus sensibles aux effets de la Salvia divinorum après avoir fumé du Cannabis et d'autres suggèrent que boire une ou deux bières peux aider à se détendre et à augmenter sa capacité à remarquer les effets de la plante. (Néanmoins, il semble prudent de connaitre et d'être familier avec les effets de la S. divinorum seule, avant de la mélanger avec d'autres substances et c'est probablement une mauvaise idée de se souler et de fumer de la S. divinorum après.) Si après avoir essayé tant la mastication de la chique que la fumée des feuilles plusieurs fois sans obtenir d'effets, on pourra essayer un extrait sublingual ou un des extraits fortifiés "X" fumables (voir descriptions ci-dessous).

Il semble clair aussi que certaines personnes, comme avec toutes les substances psychoactives, sont plus résistantes aux effets et ont besoin de plus hautes doses que les autres pour obtenir une modification marquée dans la réflexion et la perception. Comme toujours, les utilisateurs expérimentés recommandent de commencer à petite dose et l'augmenter lentement et méthodiquement au fil des années.

[modifier] La Salvia est-elle détectable dans les tests de stupéfiants ?

Pendant longtemps, il n'y a eu aucun test reconnu qui indique l'utilisation de Salvia divinorum. L'intérêt initial pour développer un tel test venait des militaires américains. Ensuite, en 2005, les processus montrant comment découvrir la salvinorine dans le sang, l'urine et les test salivaires ont été publiés (Schmidt et autres 2005; Pichini et autres 2005). En tout cas, les procédures de test pour découvrir l'utilisation de salvinorine-A ne sont pas répandues et la salvinorine-A n'est pas structurellement assez proche d'aucune autre substance qui est habituellement testée pour provoquer un résultat faux-positif. Comme elle n'est pas associée à l'addiction, à l'utilisation fréquente ou au travail, il semble peu probable que cela devienne commun de tester l'utilisation de la S. divinorum dans un proche avenir.

[modifier] Y a-t-il des applications médicinales de la Salvia divinorum ?

En plus de l'utilisation divinatoire traditionnelle de la Salvia divinorum, les Mazatèques emploient aussi la plante pour plusieurs applications médicinales :

  • 1. Elle aide à déféquer et uriner. Elle arrête la diarrhée (on pense que la plante régule les fonctions d'élimination).
  • 2. Elle est donnée aux malades, vieux et mourants pour les tonifier ou soulager leur maladie. Les personnes pâles, blanches et agonisantes ("anémie") peuvent se rétablir lors de la prise de la María.
  • 3. Elle peut être prise pour soulager des maux de tête et des rhumatismes (cependant, lorsque pris à hautes doses pour provoquer des visions, le malade part souvent avec un mal de tête le matin suivant, selon le curandero).
  • 4. Il y a une maladie semi-magique connue comme panzon de barrego (sic), ou ventre gonflé, qui est censé être provoqué par une malédiction de brujo, ou sorcier mauvais. Le ventre de la victime enfle en raison "d'une pierre" qui a été introduite en lui. La prise de Salvia provoque l'élimination de cette "pierre" et le ventre rétrécit jusqu'à sa taille normale. Les chercheurs ont rencontré un vieux chamane qui leur a montré son ventre ridé et a dit qu'il s'était guéri de la "maladie" par l'utilisation de la "María". Don Alejandro a confirmé "la maladie" et "le remède" (Valdés et autres 1983).

La Salvia divinorum a des chances de devenir utilisée comme aide en psychothérapie parallèle, ou peut-être que la découverte de son affinité avec le récepteur kappa-opioïde encouragera d'autres utilisations médicales, mais à ce jours (Mars 2009), il n'y a aucune utilisation médicale reconnue par aucune association médicale importante.

Néanmoins, un psychologue a écrit un article en 2001 pour le Journal de Psychopharmacologie Clinique (Journal of Clinical Psychopharmacology) sur l'effet que la Salvia divinorum provoquait sur un de ses patients. Le cas implique une femme qui a utilisé de la S. divinorum oralement 2-3 fois par semaine et s'est trouvé guérie de ses symptômes dépressifs, en dépit qu'elle soit avertie par son docteur de ne pas en prendre.

Mme G., la volontaire, dit avoir profité aussi des prises orales enivrantes occasionnelles de Salvia divinorum, dosées avec 8-16 feuilles d'herbe (environ 2 à 4 grammes), en déclarant que cette herbe a engendré une sorte d'éveil "psychospirituel", caractérisé par la découverte de la profondeur de son sens du moi, une confiance en soi grandie, un sentiments de sagesse intuitive et de "connexion à la nature" accru (Hanes 2001).

Ceux qui utilisent la Salvia divinorum comme un outil pour l'exploration spirituelle ou psychologique ont dit qu'il est "difficile de quantifier" "les avantages pour la santé" de la réduction de la tension, de l'effet de centre, d'une plus grande compréhension du monde et de la place qu'on occupe dans celui-ci, et/ou un sentiment de connexion à l'univers.

Un groupe religieux au Canada a utilisé des doses faibles de Salvia divinorum comme une aide à la méditation (voir MAPS Bulletin 9(1): 36 et MAPS Bulletin 10(1): 6-7).

[modifier] Culture & Extraction

[modifier] Comment faire pousser de la Salvia ?

La meilleure manière de cultiver la Salvia divinorum est de choisir un endroit à l'extérieur, bien ombragé, frais et humide. Bien que la S. divinorum puisse être cultivée dans des endroits chauds et ensoleillés (après acclimatation), elle ne se développe pas dans ces conditions. L'utilisation d'un tissu pour faire de l'ombre peut aider. Le sol doit être riche et bien drainant. Si cultivée en pot, le plus grand pot disponible est le meilleur choix, car la S. divinorum aime avoir de la place pour ses racines. Un botaniste a suggéré que les "piscines d'enfant en plastique" font de bons pots. Dans les régions sèches, un système automatisé de brumisation qui se déclenche une minute chaque heure (pendant les heures du jour), ou au moins deux ou trois fois par jour, est une des meilleures technique pour fournir l'humidité dont la S. divinorum a besoin. La S. divinorum peut devenir très grande et peut avoir besoin d'être soutenue avec des tuteurs. On peut aussi prendre des boutures sur le haut de la plante, les deux branches à côté du nœud sous la coupe deviendront les nouvelles branches de croissance et la plante prendra une forme de buisson. La S. divinorum adore l'aspersion foliaire fréquente avec de l'engrais d'émulsion de poisson; de tels apports d'engrais produisent des feuilles luxuriantes, grandes, vert foncé.

Le plus gros problème que les gens ont avec la culture de la Salvia divinorum survient au cours de quelques premières semaines d'acquisition de la plante. La S. divinorum n'aime pas les changements brutaux dans son environnement. Le choc d'envoyer une plante par colis peut avoir des effets néfastes et la probabilité de tels effets négatifs augmente si la plante reste longtemps dans le circuit postal. Pour cette raison, il est préférable de faire expédier les plantes via des services de livraison rapide. Certains vendeurs offrent de la S. divinorum sous forme de boutures non enracinées; de telles boutures ont encore plus de chance de souffrir si expédiées, car elles n'ont aucune racine pour absorber de l'eau. Cependant, les boutures non enracinées sont généralement moins chères.

Si on achète une bouture sans racines ou qu'on fait des boutures sur des plantes établies, il faudra savoir comment les enraciner. Beaucoup de personnes constatent que la Salvia divinorum prend très facilement racine, en plaçant simplement un bout de tige coupée dans un verre d'eau non-chlorée et en le laissant la deux ou trois semaines. Mais d'autres constatent que leurs boutures flétrissent et meurent, s'ils ne suivent pas une technique d'enracinement plus prudente. L'enracinement est généralement fait à l'intérieur. Il est préférable d'utiliser de l'eau distillée embouteillée et un outil coupant stérile. Une bouture avec au moins deux "noeuds" dessus (où les nouvelles tiges pourront pousser) est placée dans un verre d'eau et l'eau est changée une fois par jour. Le meilleur endroit pour couper une bouture est juste au-dessous d'un noeud. Une autre manière d'augmenter la vitesse de développement en buisson est de prendre des boutures avec des branches latérales, les enraciner dans l'eau et les planter ensuite dans le sol avec les branches latérales enterrées.

La plante aime être humidifiée plusieurs fois un jour; la garder dans un endroit humide tel qu'une salle de bains où une douche est fréquemment utilisée peut aider. Certaines personnes utilisent des serres ou des dômes d'humidité, mais la plante deviendra dépendante de ces environnements, c'est pour cette raison que ce n'est pas recommandé. La brumisation fréquente est adéquate même dans les endroits extrêmement secs. Après environ 10 à 14 jours, de petites racines blanches commencent à pousser sur la tige. Quand ces racines ont atteint environ un centimètre de longueur, la plante est mise en pot dans un sol riche, bien drainant. Le sol devra être gardé humide, mais non détrempé. Les boutures de plantes en plein air peuvent être prises et cultivées à l'intérieur pendant l'hiver sous les climats difficiles.

Plus de renseignements et de liens sur la culture de la Salvia divinorum sont disponibles sur http://lucid-state.org/wiki/Culture (bas de page) Erowid et Salvia divinorum Research and Information Center.

[modifier] Puis-je obtenir des graines pour faire pousser ma propre Salvia ?

Fleur de Salvia

La Salvia divinorum produit rarement des graines et quand c'est le cas celles-ci ont une faible viabilité (Hanna 1998). Il y a quelques vendeurs qui, dans de rares occasions ont eu des graines à vendre, mais en raison de leur rareté celles-ci sont d'habitude très chères. Si on veut se lancer un défi et qu'on a un peu d'argent, la culture de la S. divinorum à partir de graines peut être une activité géniale. Comme la plupart des plantes commercialement disponibles sont issues de deux clones, les plantes cultivées à partir de graines aideront à augmenter la diversité génétique de cette plante. La plupart des gens, cependant, se contentent d'une culture à partir de boutures. Plus de détails : http://lucid-state.org/wiki/Comment_obtenir_des_graines_viables_avec_sa_salvia

[modifier] Quelle est la meilleure manière de récolter et sécher les feuilles de Salvia ?

Le meilleur moment pour récolter est quand la coupe ne provoque pas trop de stress à la plante. Pour de petites plantes d'appartement, les feuilles peuvent être récoltées de temps en temps et accumulées. Pour de plus grandes plantes en plein air, les feuilles peuvent aussi être coupées régulièrement. Cependant, beaucoup de cultivateurs préfèrent attendre jusqu'à la fin "de la période de croissance", une fois que les plantes ont atteint leur taille maximale. Aux États-Unis, c'est généralement entre octobre et décembre, avant que les plantes commencent la fleuraison (qui ne se produit apparemment pas sous certains climats). Récolter la plupart des feuilles avant l'hiver (dans les régions où il ne gèle pas) et laisser la plante avec peu de feuilles est une bonne méthode pour ceux qui veulent récolter un grande quantité en une fois. Les feuilles peuvent être séchées au four à la chaleur la plus basse possible. Vérifiez-les fréquemment pour ne pas les bruler. Nous avons aussi entendu parlé de gens plaçant des feuilles dans une taie d'oreiller bien fermé, et les faisant sécher dans un sèche-linge sur la chaleur la plus basse. Dans un but de stockage, les feuilles séchées peuvent être moulues pour former une poudre grossière qui sera ensuite stockée dans des bocaux en verre. Alternativement, elle peuvent être gardées entières dans un sachet Zip-Loc. Les feuilles conservées doivent être placées au frais, à l'ombre et au sec.

[modifier] Où est vendue la Salvia ?

Il y a beaucoup de vendeurs de Salvia divinorum, dont la plupart peuvent être trouvés par une recherche sur le Web. Les prix des plantes vivantes varient d'environ 20,00$ (15€), à environ 45,00$ (35€). Il y a quatre clones de la plante disponibles commercialement. On appelle le clone le plus communément disponible le clone "de Wasson/Hofmann", en raison de la conviction répandue erronée que cette plante a été recueillie par R. Gordon Wasson et Albert Hofmann. Cependant, la plante a été en fait recueillie fin 1962 par Sterling Bunnell (Siebert 2003), donc on devrait correctement l'appeler le clone "de Sterling Bunnell". Le deuxième clone le plus communément disponible vient d'une plante rapportée aux États-Unis par Bret Blosser et on l'appelle parfois "the palatable clone" ("le clone savoureux"). Cette plante a décrite par Blosser comme étant moins amère que le clone "de Wasson/Hofmann" plus commun. Certaines personnes qui ont cultivé les deux clones et n'ont remarqué aucune différence dans le gout, pensent que le nom de ce soi-disant "clone savoureux" est simplement un battage publicitaire de la première boutique qui l'a vendu (pour un prix considérablement plus élevé que le clone "de Wasson/Hofmann"). Cependant, il est possible aussi qu'une grande partie du gout de toute plante soit déterminé par l'environnement dans lequel elle a été cultivé. Les deux autres clones commercialement disponibles sont beaucoup moins fréquemment vendus. Ce sont le "Cerro Quemado", qui a été à l'origine recueilli par Leander J. Valdés III et le clone de "Luna", qui était une plante que Daniel Siebert a trouvée à Hawaï grandissant sous un clone "de Wasson/Hofmann". Il a une forme des feuilles légèrement différente, qui est plus arrondie avec des dentelures plus profondes et il est peut être issu d'une graine ou bien d'une mutation. Pendant un court délai dans le passé il y a eu des clones de quelques autres plantes qui étaient en vente, mais ceux-ci n'ont pas l'air d'être restés sur le marché.

En dehors du choix du clone, les seules différences entre les plantes offertes par différents vendeurs seront le prix, la taille et la santé des plantes. Comme le grand "hic" de la croissance de la Salvia divinorum est de réussir à adapter la plante à n'importe quelle nouvelle condition de croissance dans laquelle elle est placée, de plus petites plantes devraient s'acclimater beaucoup plus facilement que les grandes.

Erowid garde une trace des plaintes reçues contre certains vendeurs : http://www.erowid.org/vendors/vendors_complaints.shtml. Ce type de retour peut aider chaque partie impliquée, les acheteurs et les vendeurs. Souvenez-vous que juste parce que quelqu'un dit qu'il est le seul à offrir un certain produit, cela ne signifie pas que c'est vrai. Et, juste parce qu'une boutique dit qu'elle propose les prix les plus bas, ce n'est pas non plus nécessairement vrai. Prenez garde aux revendications du style "haute puissance garantie" sur la feuille, surtout si ces feuilles coutent considérablement plus cher que dans d'autres boutiques. Il est extrêmement improbable qu'un grand nombre de vendeurs exécutent des tests de qualité régulier rattachés à la puissance de la feuille séchée qu'ils vendent.

Ceux qui sont consciencieux du non bouleversement de la culture traditionnelle entourant cette plante peuvent vouloir acheter des feuilles cultivées aux États-Unis. De telles feuilles sont d'habitude plus chères, parce que les gens au Mexique peuvent être exploités à bon marché et la plante est naturalisée là-bas. Arracher une plante sacrée de son habitat original pour l'exploitation commerciale est injurieux pour certaines personnes et de la très bonne feuille de Salvia divinorum est cultivée commercialement à Hawaï. Notez aussi que, bien que certaines compagnies prétendent offrir des produits standardisés, il n'y a aucun laboratoire d'essai indépendant vérifiant de telles revendications. Les retours/rapports publics sont peut être le meilleur moyen de mesurer qui vend des produits de qualité à de bons prix, c'est pourquoi les plaintes répertoriées peuvent être des ressources de valeur.

[modifier] Est-il facile d'extraire la salvinorine-A ?

Il est très facile de créer un extrait qui a une haute concentration en salvinorine-A et cela peut effectivement être fait avec des solvants communément disponibles et sans équipement de chimie de laboratoire de base ou sophistiqué. Obtenir de la salvinorine-A raisonnablement pure est relativement facile aussi. Cependant, les extraits hautement purifiés exigent une balance plus sophistiquée pour peser correctement, à laquelle la plupart des personnes n'ont pas accès. N'importe quel produit chimique qui est fortement psychoactif au-dessous de quelques milligrammes doit être très soigneusement manipulé. Pour cette raison, nous ne discuterons pas de purification et de méthodes de recristallisation dans cette FAQ.

Cristaux de salvinorine-A

Parmi les solvants communément disponibles, l'acétone est considérée comme le meilleur, en raison du fait que la salvinorine-A est incroyablement soluble dedans. Cependant, les gens utilisent aussi de l'alcool isopropyl hautement pur avec succès, aussi bien que l'éthanol chaud hautement pur (la salvinorine-A a tendance à précipiter dans l'éthanol à température ambiante, frais, ou froid). Néanmoins, tout alcool est inflammable et comme une source de chaleur électrique est nécessaire pour les extractions à l'alcool, l'acétone est le solvant de choix pour la plupart des gens qui font des extraits. Bien que l'acétone soit inflammable aussi, elle peut être utilisée à froid. (Beaucoup de personnes préfèrent travailler avec de l'acétone froide presque gelée, car elle a moins de chance d'extraire d'autres composants du végétal, telle que la chlorophylle, mais elle extrait encore la salvinorine-A.) Ne travaillez jamais autour d'une source de flamme ou d'étincelle lorsque vous utilisez des solvants inflammables (ne fumez pas!) Et travaillez toujours dans un local bien aéré. Comme les moteurs pour certains ventilateurs peuvent créer des étincelles, de grands ventilateurs devraient être utilisés à distance de la zone de travail, ses capuchons spéciaux doivent être utilisés, ou manipulez les solvants dehors. L'autre grande question est de s'assurer que toute l'acétone utilisée dans l'extraction ne contient pas d'autres huiles et solvants plus lourds.

Un extrait simple peut être réalisé en tamisant grossièrement l'herbe séchée avec une passoire à maille, en plaçant la poudre dans un bocal de verre (avec un couvercle) et en le remplissant avec assez d'acétone pour submerger l'herbe; le niveau d'acétone doit monter en plus de la moitié de la hauteur d'herbe dans le bocal. Par exemple, si l'herbe poudrée prend 5cm de hauteur dans le bocal, alors l'acétone devra monter à hauteur d'une marque de 7.5cm sur le bocal. Le couvercle pour le bocal est fermé surement et le bocal est secoué plusieurs fois sur une période d'une heure ou deux. Alors les feuilles sont passées dans un filtre de café, avec égouttage du liquide dans un grand plat de cuisson en verre. On attend que l'acétone s'évapore à l'extérieur, loin de toute source d'étincelle ou de flamme. Certaines personnes recouvrent le plat de cuisson en verre avec un morceau d'étamine, pour s'assurer qu'aucune impureté n'entre dans le plat. La matière poisseuse résultante peut avoir une teneur en salvinorine-A de 10 % à 20 % et est appelée "black wax" ("cire noire"). Certaines personnes l'utiliseront sublingualement toute seule. D'autres le mélangeront avec de l'éthanol très pur pour créer une teinture sublinguale. D'autres la déposeront sur des feuilles séchées de Salvia divinorum pour créer un extrait "X" et c'est cette méthode qui est utilisée par beaucoup de vendeurs pour faire leurs extraits "5X" ou "10X" commerciaux.

NOTE : Avant de tamiser les feuilles séchées, certaines personnes ont constaté qu'il est utile de les tremper pendant environ 10 minutes dans un bol d'eau froide (à re-sécher pour la suite). Comme la salvinorine-A n'est pas soluble dans l'eau froide, cela permet d'enlever certaines impuretés des feuilles et d'obtenir un extrait légèrement plus pur, légèrement plus puissant.

[modifier] Quelles substances chimiques a-t-on trouvé dans la Salvia ?

Salvinorine-A, salvinorine-B, salvinorine-C, salvinorine-D, salvinorine-E, salvinorine-F, divinatorine-A, divinatorine-B, divinatorine-C, loliolide, acide (-)-hardwickiique, methyl ester, acide oléanolique, alcool presqualene, peplusol, stigmasterol, neophytadiene (Munro 2006), et 5-hydroxy-7-4'-dimethoxyflavone (Valdés 2002). On rapporte aussi la présence de flavonoïdes non identifiés.

[modifier] Combien de salvinorine-A la Salvia divinorum contient-elle ?

Il n'y a aucune information définitive sur la gamme de quantité de salvinorine-A contenue dans la feuille de Salvia divinorum. Cependant, quelques données intéressantes existent. Le groupe de John Gruber a étudié systématiquement la teneur en salvinorine. La gamme qu'ils ont trouvée était 0.89 mg à 3.70 mg par gramme de feuille séchée, mais la plupart des échantillons analysés étaient dans le milieu de gamme à environ 2.5 mg/g (Gruber 1999). Les chercheurs clandestins non-publiés ont signalé des teneurs plus élevées que 2.5 mg/g dans des feuilles séchées considérées "de bonne qualité", ceci inclus des taux de 4-5 mg/g. Cependant, comme les méthodes d'extraction, de purification et de quantification pour ces rapports informels n'ont pas été publiées, il est impossible de connaitre l'exactitude de ces données.

[modifier] Quand est-il des divers extraits et teintures disponibles dans le commerce ? Marchent-ils ? Certains sont très chers; valent-ils leur prix ?

Il est possible de faire des extraits à la maison qui sont presque aussi bons que (voire meilleurs) la plupart des produits commercialement disponibles, avec peu de temps et d'effort. Surtout si les plantes sont cultivées au lieu d'être achetées, les extraits fait maison sont l'option la moins chère. Une fois établie, la Salvia divinorum peut grandir pour remplir n'importe quel espace disponible, car la plante se propage facilement par bouturage. Sur une seule saison de croissance - avec un petit espace de 3 m² - il est tout à fait possible de produire plus de feuilles qu'il n'en faudrait dans une vie.

L'achat de feuilles en gros et l'extraction sont encore beaucoup moins chers que l'achat d'extraits commerciaux. En Mars 2009, un kilo de feuilles séchées de Salvia divinorum peut être acheté en ligne pour des prix variant de 70€ (90$) à 190€ (250$). Certains vendeurs revendent ces feuille jusqu'à 95€ (125$) par once (28g)! Nous estimons qu'à 150€ (200$) le kilo, des feuille de force moyenne (2.5 mg/g) aurait pour résultat un prix au milligramme de salvinorine pure de 0.06€ (8¢)!

Il n'y a aucune manière de connaitre le taux de salvinorine-A contenu dans des feuilles spécifiques sans les évaluer; et dès qu'elles sont évaluées (c'est-à-dire extraites et quantifiées), ces feuilles spécifiques ne sont plus offertes à la vente. Le mieux qu'un vendeur puisse faire est de proposer "une feuille en poudre" uniforme en vrac et d'en évaluer ensuite une portion pour sa teneur en salvinorine-A; cela pourrait donner, en gros, une indication de la puissance du lot. Cependant, la feuille séchée n'est pas communément vendue sous cette forme. Aussi, l'apparence de la feuille n'aura probablement pas de rapport à sa puissance; une feuille très puissante peut avoir des dégâts d'insectes, une décoloration, ou d'autres imperfections. Dorénavant, les feuilles de "classe A" (c'est-à-dire, ceux qui semblent belles d'une perspective "esthétique") peuvent ne pas être plus puissantes que les feuilles de qualité inférieures, et même moins puissantes. La conséquence nette est que - sans tenir compte de ce que certains vendeurs clament - il n'y a aucune manière de connaitre à coup sûr la puissance des feuilles que l'on achète à moins que ces feuilles ne soient testées. On sait que la concentration en salvinorine des feuilles est variable mais les paramètres de culture permettant des concentrations élevées restent inconnus. Bien qu'un vendeur ait prétendu offrir une feuille d'une puissance de 4.5 mg/g (Lady Salvia 2002), il est extrêmement improbable que les vendeurs évaluent toute les feuilles qu'ils vendent pour s'assurer que la puissance est systématiquement élevée : Restez vigilant.

Il y a deux types d'extraits qui dominent le marché en ce moment : les extraits liquides ou "les teintures", qui sont généralement utilisées sublingualement et les extraits "X" (tel que 5X et 10X), qui sont généralement fumés.

[modifier] Teintures Commerciales

Les extraits liquides ne sont pas très répandus dans le commerce, mais plusieurs compagnies en produisent. Dans le passé, cette FAQ a fourni des sources précises et des prix pour ces produits. Cependant, parce que le marché bouge constamment et a considérablement grandi ces dernières années, nous avons enlevé ces données de la version actuelle. Un moteur de recherche Internet devrait montrer une grande partie de ce qui est disponible à tout moment. Toutes les teintures sublinguales que nous avons vues sont produites avec de l'éthanol et nous n'en avons vu aucune qui donne spécifiquement le taux de salvinorine du produit, ce qui indique dans la plupart des cas que ces produits ne sont pas standardisés. L'avantage principal d'acheter un extrait sublingual, plutôt que d'en faire un, serait d'avoir un produit standardisé dont on connaitrait la quantité de salvinorine par dose.

[modifier] Teintures faites maison

Les teintures sublinguales éthanoliques sont mieux préparées en utilisant de l'alcool à boire à 95% (car toute eau ajoutée diminue la solubilité de la salvinorine-A). On peut attendre d'une telle teinture qu'elle contienne une quantité uniforme de salvinorine-A partout dans la bouteille. En clair, on est sur de prendre la même dose à plusieurs reprises, mais sans connaitre exactement la concentration en milligrammes de salvinorine-A de cette dose. Des expérimentateurs amateurs travaillant avec de la salvinorine purifiée ont constaté que, en faisant une teinture à l'éthanol à 95%, "une dose" efficace peut être obtenue en utilisant 4 à 10 mg ou plus de salvinorine-A pure (avec les effets devenant clairement plus forts en augmentant la dose).

Le point de départ pour les teintures est la puissance des feuilles de départ. Si on suppose que les feuilles achetées ou cultivées contiennent environ entre 1 mg et 4 mg de salvinorine-A par gramme de feuilles et qu'un extrait d'acétone est fait avec 50 grammes de feuilles, la matière poisseuse résultante devrait contenir entre 50 et 200 mg de salvinorine-A. Si on vise à avoir une teinture contenant environ 60 mg de salvinorine-A par 28mL d'éthanol très pur (ou 2 mg par millilitre), alors la quantité de matière poisseuse extraite qui est ajoutée au 28mL d'éthanol très pur doit être ajustée à la hausse ou à la baisse, en fonction de la puissance la matière poisseuse. À part en purifiant totalement la matière poisseuse, la seule manière de déterminer la puissance est via l'estimation basée sur les résultats de bioessais. C'est pour cette raison qu'il peut être utile d'acheter des teintures dont les quantités de composé actif sont connues ; une comparaison des effets peut permettre de mieux estimer la puissance de sa propre teinture.

La salvinorine-A n'est pas bien soluble dans l'éthanol à température ambiante, même si c'est de l'éthanol (absolu) sans eau et totalement pur ou de l'éthanol dénaturé (Ne consommez jamais d'éthanol dénaturé, car le dénaturant est toxique.). La solubilité de la salvinorine diminue si le pourcentage d'eau augmente. Donc par exemple, l'alcool de grain à 95% comme Everclear ou Clear Springs, est le meilleur solvant après l'alcool absolu et il est beaucoup plus facile à obtenir. Si le taux d'alcool diminue, la solubilité diminue d'autant. Avec n'importe quel éthanol utilisé (et surtout ceux de degrés inférieurs), les personnes faisant souvent des teintures aiment chauffer leur teinture dans un bain d'eau (en utilisant une source de chaleur électrique sans risque d'étincelle ou de flamme à proximité), pour être certain que la salvinorine-A se met en solution. Certains utilisent cette technique chauffante avant chaque utilisation et surtout si la teinture est restée au repos pendant quelque temps. Et, ils secouent bien la teinture avant de l'utiliser, pour s'assurer qu'elle garde une puissance conséquente. Les teintures se conservent plus longtemps quand conservées dans des bouteilles d'ambre sombres, à l'abri de la lumière du soleil directe, dans un endroit sombre.

La plupart des gens préfèrent diluer leur teintures sublinguales avec de l'eau chaude juste avant de les utiliser. L'alcool très pur peut vraiment piquer (et même bruler) la bouche si on l'utilise sous une forme non diluée. Un mélange de teinture à l'alcool pur et d'eau chaude à 50%/50% devrait suffire. Comme la plupart des gens utilisent de l'alcool à boire qui est de l'alcool à moins de 100 %, les teintures sont d'habitude diluées au point où l'alcool atteint environ 50 % par volume. La teinture est diluée directement avant utilisation (ne diluer que la quantité nécessaire à la session) et est ensuite gardée dans la bouche pendant 10-15 min. Les effets commencent dans les 5-10 min et durent environ 30 min, avec un retour graduel "à la normale" après encore 30 min supplémentaires.

[modifier] Extraits "X"

Prudence: les extraits "X" peuvent être beaucoup plus puissants que la feuille normale. Ils peuvent être utiles pour ceux qui n'ont pas eu de succès en fumant des feuilles normales, ou encore pour ceux qui veulent minimiser la quantité de fumée qu'ils inhalent. Cependant, en raison de la puissance de tels extraits, l'utilisateur intelligent exercera toujours une prudence extrême en manipulant ces préparations. Les doses avec les extraits "X" sont assez petites si bien que beaucoup de personnes veulent les peser avant la consommation.

La première discussion que nous avons entendu à propos des extraits fortifiés "X" ("multiplié") était sur la page 174 du livre de 1995 de Pendell Pharmako/Poeia: Plant Powers, Poisons, and Herbcraft, où il écrit:

Un produit excellent que j'appelle '4X' peut être préparé en évaporant un extrait à l'éthanol (ou au méthanol) de feuilles séchées et en trempant la matière poisseuse huileuse laissée après évaporation ou en distillant le solvant avec des feuilles 'nettoyées' frottées dans une passoire. Utilisez une quantité de feuille nettoyée égale à environ un quart du poids original de feuilles extraites. L'extrait enrichi 4X est convenable à fumer dans de petites pipes.

Si on utilise la feuille directement (non-extraite) "au quart du poids original des feuilles extraites" comme Pendell le décrit, la plupart des personnes considéreraient que ce produit est en fait un "5X", car il contient toute la puissance des "quatre parts" des feuilles originales, plus "une part" supplémentaire du poids du quart de feuilles non-extraites qui a été ajoutée à la fin.

La description de Pendell a suscité l'esprit d'entreprise chez certains et en 1997 les produits "5X" sont devenus disponibles. Sont alors venu plus tard le 6X, le 7X, le 10X et - pour ne pas être dépassé - un vendeur a offert un 11X, en clamant, "Ouais, mais le mien va à 11." le nombre de "X" est augmenté en ajoutant de moins en moins de feuille (non-extraite) après que la matière poisseuse soit extraite. Au fur et à mesure que le facteur "X" augmente, cette approche ne fonctionne plus, car il y a trop de matière gluante et pas assez de feuille séchée, en se faisant l'extrait devient dur à travailler. Un extrait à l'acétone de la matière poisseuse (sans feuille ajoutée après cela; juste la matière poisseuse) peut être considéré comme un "25X" (basé sur une concentration moyenne de 2.5 mg par gramme de feuille séchée). Des extraits commerciaux avec de la salvinorine-A hautement purifiée de force "X" 100X et peut-être plus sont maintenant disponibles. Alors que Pendell a proposé de l'éthanol (ou du méthanol), l'opinion actuelle est que l'acétone est meilleure, car la salvinorine-A est mieux soluble dans ce solvant.

[modifier] Quelle est la différence entre un extrait brut et un extrait standardisé ?

Certains extraits "X" ou préparations de "feuilles fortifiées" sont proposés par quelques vendeurs comme préparations standardisées avec une quantité connue de salvinorine-A par gramme de feuilles séchées écrasées. Celles-ci sont réalisées par extraction et purification de la salvinorine-A, puis en la redéposant sur une quantité connue de feuilles. Il en résulte un extrait qui devrait produire moins de fumée par milligramme de salvinorine-A inhalée. Le plus convaincant sur la valeur normalisée d'un extrait est que la quantité de salvinorine-A qui peut être ingérée est connue et on peut peser l'extrait avec soin avant chaque utilisation. Par exemple, avec un extrait normalisé, il est possible de savoir que 40 milligrammes de feuille fortifiées 10X contiennent 1 mg de salvinorine-A (si la standardisation est fixée comme telle).

Bien que les extraits fait maison soient également décrits comme des extraits "bruts" (et en particulier concernant le fait qu'ils ne contiennent pas une quantité standardisée de salvinorine-A), ils sont souvent aussi bons que ceux réalisés par des vendeurs, ces extraits (bruts) ont été critiqués par les vendeurs d'extraits normalisés, qui affirment que ces extraits "bruts" "concentrent des goudrons et d'autres composants potentiellement nocifs de la feuille". Cependant, ces extraits n'ont certainement pas plus d'éléments nuisibles que ceux des feuilles dont ils ont été extraits (à moins que certains solvants toxiques utilisés lors de la préparation n'aient pas été totalement lavés du processus). Par exemple, s'il faut 400 mg de fumée de «feuille brute" pour obtenir une dose de 1 mg de salvinorine-A, il faut maintenant fumer 40 mg d'extrait 10X, on pourrait - au maximum - soit obtenir le même montant de "goudrons et d'autres composants potentiellement nocifs de la feuille". Mais comme il y a moins de fumée produite par milligramme de matière, moins de particules sont susceptibles d'être inhalées, provoquant moins d'irritation de la gorge et des poumons.

S'il est vrai que certains extraits normalisés n'auront pas autant de cire non-active et de chlorophylle que les extraits non standardisés, l'argument "bénéfice santé" des extraits normalisés est probablement un leurre, car dans la plupart des cas gens ne fument pas de Salvia divinorum assez souvent pour être réellement préoccupé par le niveau des agents cancérigènes potentiels qui pourraient être inhalés. Prenons, par exemple, en moyenne, une cigarette de tabac non-filtrée pèse plus de 800 mg, soit environ 2.3 fois le poids qui est fumé dans une "dose" normale de feuilles séchées de S. divinorum. Bien qu'il ne fait jamais de mal de réduire la quantité de substances cancérogènes potentielles que l'on respire, il semble peu probable que les fumeurs irréguliers de S. divinorum ressentent un impact sur la santé au long terme.

Les vendeurs d'extraits normalisés ont également affirmé que les extraits non normalisés ont des "caractéristiques de combustion inférieures". Pourtant, l'expérience rapportée par les fumeurs de Salvia divinorum montre que les extraits non-standardisée 5X à 10X de détaillants réputés brûlent assez bien, aussi cela semble être un stratagème de marketing. Les extraits non-normalisés supérieurs à 10X peuvent avoir une texture "gommeuse" au point de ne pas brûler facilement, mais ils sont tout de même susceptibles d'être très efficaces.

Au cours des dernières années, le facteur "X" est passé à des niveaux absurdes, avec des 25X, 40X, 50X, 60X, 70X, 75x, 80X, 90X, 100X qui sont tous offerts commercialement. Avec ce haut facteur X, un extrait purifié de salvinorine-A est nécessaire pour la production. Nous avons même vu des mentions en ligne d'un 150X, mais nous n'avons pas pu trouver un vendeur concret. (Sur la base de 2,5 mg par gramme de feuilles séchées, un 400X serait de salvinorine-A pure.) D'une manière générale, les extraits supérieurs à 10X sont plus difficiles à manipuler, car ils sont trop concentrés. La raison pour laquelle des extraits X de feuilles fortifiées sont utilisés, c'est qu'ils sont plus faciles à manipuler, à peser, et à fumer. Tout ce dépasse 10X devient de plus en plus dur à manipuler comme de la salvinorine-A, avec les défis indésirables de dosage que peuvent présenter les substances pures.

[modifier] Ressources et Références

[modifier] Où puis-je en apprendre plus sur la Salvia divinorum?

Il existe plusieurs livres qui sont entièrement dédiés à cette plante. Le premier, qui est paru en 1996, a été Salvinorin: The Psychedelic Essence of Salvia Divinorum par le défunt DM Turner. Ce livre est aujourd'hui épuisé, mais il peut être consulté sur le site en cliquant sur le lien ci-dessus. Un autre bon livre est Salvia Divinorum and Salvinorin A: The Best of The Entheogen Review 1992-2000, édité par David Aardvark. Ce pourrait être le plus détaillé des livres sur l'utilisation moderne psychonautique de S. divinorum écrit à ce jour. Et il y a un petit livre qui se consacre uniquement à la culture de la plante, intitulé The Salvia Divinorum Grower's Guide par la Sociedad para la Perservacion de las Plantas del Misterio (Société pour la Préservation des Plantes du Mystère), qui peut être acheté en cliquant sur le lien ci-dessus.

Les livres qui contiennent des chapitres sur la Salvia divinorum incluent LSD: My Problem Child de Albert Hofmann, Pharmacotheon de Jonathan Ott, The Encyclopedia of Psychoactive Plants de Christian Ratsch (en version originale allemande et une traduction en anglais), et Pharmako/Poeia: Plant Powers, Poisons, and Herbcraft de Dale Pendell. Un excellent aperçu de la plante a été écrit par Jonathan Ott pour la revue bilingue Eleusis (Ott 1996). L'article peut être lu en ligne en cliquant sur le lien ci-dessus, et un article plus détaillé par Ott est paru dans le journal Curare (Ott 1995), qui peut être lu en cliquant sur le lien ci-dessus.

Trois numéros de Salvia Divinorum magazine ont été publiés, et peuvent être achetés sur http://www.salvia.us/new/magazine.htm

[modifier] Quels sont les bons sites Web à propos de la Salvia divinorum ?

Le site le plus complet est le Salvia divinorum Research and Information Center de Daniel Siebert, qui contient une mine d'informations à jour.

Des informations et liens vers d'autres ressources en ligne peuvent également être consultés sur Erowid Salvia divinorum Vault. En outre, vous pouvez visiter les archives de "Demandez à Erowid" pour plus de données sur la S. divinorum. Le site Lycaeum a quelques documents et liens, mais il n'a pas été maintenu ou mis à jour depuis 2001. Et, une recherche sur le Web pour "Salvia divinorum" sur n'importe quel moteur de recherche devrait montrer d'autres sites avec des données sur cette plante, bien que beaucoup d'entre eux seront des revendeurs. Cette FAQ n'inclue pas de liste plus complète des sites en raison des adresses URL qui changent très souvent. Visitez l'un des liens ci-dessus pour plus de liens actualisés vers d'autres sites.

[modifier] Quelles ressources non anglophones couvrent la Salvia divinorum ?

Nous ne connaissons pas de beaucoup de ressources non-anglophone sur la Salvia divinorum, mais nous sommes certains qu'il doit y en avoir beaucoup plus que ce que nous avons énuméré ici:

Espagnol: Salvia Utopia
Italien: Italian Salvia Email List
Russe: Shalfey.ru: Salvia FAQ, conseils de culture, autres documents
Allemand: Un livre de Jochen Gartz qui donne un bref aperçu de tous les aspects de la plante, y compris son usage traditionnel, est intitulé Salvia divinorum - Der Wahrsagesalbei, disponible sur http://www.nachtschatten.ch

[modifier] Y a-t-il des "mailist" dédiées à la Salvia divinorum ?

Il existe assez peu de listes de diffusion disponibles sur Yahoo.com que tout le monde peut rejoindre. Ces groupes ont des intérêts légèrement différent et n'ont pas tous la même fréquentation. Exemples:

http://health.groups.yahoo.com/group/The_Salvia_divinorum_Observer
http://groups.yahoo.com/group/SalviaD
http://groups.yahoo.com/group/SkaMariaPastora
http://groups.yahoo.com/group/SalviaD_Alliance
http://groups.yahoo.com/group/Salvia-sf (San Francisco)
http://groups.yahoo.com/group/SalviaUK (Anglais/UK)
http://groups.yahoo.com/group/skamaria (italien)

[modifier] Que faire si j'ai d'autres questions à propos de la Salvia divinorum ?

S'il y reste des questions fondamentales en suspens qui, selon vous, devraient être couvertes par cette FAQ il peut y avoir une réponse sur "Demandez à Erowid", ou peut-être être que cette réponse sera incluse dans une future version de cette FAQ.

[modifier] Comment faire si j'ai une réponse ou une correction que je veux ajouter à cette FAQ ?

Cette FAQ est librement modifiable sur ce Wiki. N'hésitez pas à corriger les fautes d'orthographes, les fautes de frappes et les phrases mal exprimées que vous rencontrez. Le logo a été fait en 5 min, libre a vous d'en créer un mieux fait... D'autres photos/graphiques sont aussi la bienvenue.

[modifier] Références

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Récupérée de « http://www.lucid-state.org/wiki/FAQ_sur_la_Salvia »