Edit Bobibette : n'oubliez pas que vous pouvez consulter la fiche du wiki sur les Psylocibe Tampanensis ici.
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Après avoir beaucoup hésité, je post ce TR avec l'espérance que certaines personnes plus expérimentées puissent nous aider mes amis et moi à comprendre et assimiler ce que nous avons vécu.
Titre: Mauvaise rencontre
Lieu: appartement de G.
Produit/Dose: 65g de Tampanesis infusés pour 3 personnes.
Expérience des participants: A est un habitué des hallucinogènes à des doses diverses (champignons, LSD, une expérience avec la datura qui s'est à peu près bien passé...),
G a eu une période drogue chimique, découvre actuellement les champignons avec les tampa (5/6 prises), perso à peu près comme A.
Pöids/taille: 1m80 70k environ pour G et moi, un peu plus petit et trapu pour A.
Ce trip s'est passé il y a 10 jours, je vais raconter ce que j'ai ressenti sur le moment, sans trop de commentaires postérieurs.
Un vendredi, je rentre à Brest en voiture de Paris avec un ami qui revient d'Amérique du sud. Je passe chez mes parents, prend un léger diner, et part chez cet ami ou sont réunis les potes pour fêter son retour. Avec G et A ont a prévu depuis quelques temps de faire une soirée tampa, sans prévoir ce retour et donc cette petite fête. On a décidé de passer la première partie de soirée avec eux puis de partir chez G prendre les tampa. En arrivant je constate que mes deux potes sont assez pressés de prendre les champis, on quitte donc la fête assez rapidement, ce qui ne me plait pas trop.
On arrive chez G, on est tous les 3 assez excités, on a bu quelques bières, G est peut être un poil saoul ayant bu plus que nous, mais ceci dit rien de génant on est 3 gros consommateurs d'alcool et à cette dose, ça ne nous gène pas vraiment pour la prise de produit.
Par contre, l'état d'esprit n'est pas très plaisant, quelques semaines auparavant on avait fait un super trip tous les trois, vraiment épanouissant, mais là, on est pas sur la même longueur d'onde dès le début et ça se sent.
G prépare le thé, A et moi allons découvrir cette manière d'absorption, on avait l'habitude de manger les champis.
A nous parle vite fait d'un bad aux champis, G et moi on trouve que c'est pas une très bonne idée de nous raconter ça alors qu'on vient d'absorber, mais bon on met de la musique...
10m après on sent que la montée va être beaucoup plus forte que prévu. Mes deux potes deviennent nerveux, vont et viennent dans la pièce. A fait gigoter ses mains de manière bizarre, G me dit qu'il n'aime pas les montées, et ça se voit. Personnellement aucun problème ça monte fort mais ça ne me dérange pas.
A disparaît un peu, divague dans l'appart, il a drôle de délire, il rigole mais c'est pas un bon rire. Un rire en tout cas désagréable à entendre.
Je dis à G que je ne trouve pas top d'être parti de la fête de retour de notre pote pour venir s'enfermer prendre des champis, je dis ça du genre bon voilà tant pis, mais évidemment , on ne peut pas dire ça comme ça sous champis, mes paroles ont plus d'impact que prévu, G s'explique, on s'enlise, bof bof bof quoi...
Je suis toujours assis sur le canapé, à apprécier les changement visuels, et là en regardant une vitre hallucinée, je vois quelquechose. Je ne me souviens plus de la première forme, mais elle se mu immédiatement en une sorte de visage horrible, congestionné comme les visage des arbres torturés par la tempête dans les livres pour enfants. Je ressens que ce truc est plein de « haine » Je n'avais jamais vu de choses comme ça dans mes différentes expériences et rien que l'écrire me met dans un drôle d'état. Cette chose n'était pas bonne et j'ai vraiment l'impression qu'elle était extérieur à moi, c'est encore la première fois que ça m'arrive. Je dis à G « putain j'ai jamais vu un truc comme ça » sans lui dire ce que j'ai vu il me semble, je me lêve pour décompresser, G me voit observer la vitre (il se souviendra de ce que je lui ai dit et de l'observation de la vitre).
Je sens que la sitution dérape, j'ai chassé la présence de mon esprit rapidement, mais je demande pardon à voix haute aux champis des les avoir pris dans ses conditions un peu chaotique et d'avoir sous-estimé leur puissance.
On va alors voir ce que devient A. Il divague toujours, on essaie d'établir un contact avec lui, impossible. Il nous répond mais il n'est pas là, j'ai l'impression qu'il se fout de nous, pas méchamment mais du genre hahaha je m'en fous.
On revient dans le salon, on se rassoit, je sens G de plus en plus nerveux. A revient et là ça part nettment en couille. Il se met à tourner sur lui même en riant comme un dément, de plus en plus vite, il trébuche. Réaction de G: nervosité accentuée, j'essais de ne pas me laisser envahir par ce trip. C'est trop, on dit à A d'arrêter, que ses rires nous dérangent vraiment qu'il se tape un délire vraiment chelou et que ce n'est pas cool du tout. Il rigole de plus belle.
On se lève, on tente de le faire arrêter de tourner, il resiste et nous dit d'une voix complétement déformée « ne vous agrippez pas, ne vous agrippez pas, vous vous agrippeeeeeeeez, ne vous agrippez paaaaaaas », ouh bordel, on se rassoit. Et ce que j'ai vu au début du trip dans la vitre me revient brutalement à l'esprit. Je réalise tout d'un coup que la situation est très sérieuse, que A ne se contrôle plus, que ce n'est pas lui qui le fait tourner, et il tourne toujours et de plus en plus vite, et toujours avec ses rires de dément.
Je me relève et cette fois l'attrape, le fait cesser de tourner, je lui crie de revenir à lui, je lui demande son nom, je lui demande de me parler. Ses oreilles sont alors rouges et pointues, ses chveux rouges également, je ne vois pas ses yeux, j'en voie d'autre. Je le prend par le menton, lui demande son nom, de bouger sa main droite, lui crie de verrouiller les portes, que ce n'est pas lui, qu'il doit reprendre le contrôle, putain j'en flippe encore.
Ça fini par faire son effet, il s'assoie, je lui demande son nom, ce qu'il fait dans la vie, je lui demande de raconter sa semaine, de bouger la main droite etc... Il comprend ce qui se passe, mais reste sous emprise, ça va mettre un petit moment avant qu'il ne cesse complétement ces putain de rires. Il reviendra complétement à lui en prononçant le mot directeur (il est directeur de quelquechose)....
On va discuter assez longtemps, j'essaie de faire sortir je ne sais pas quoi de lui, il va tenter de raconter sa journée, on y arrivera difficilement...
G aura du mal à supporter ce qu'il se passe, j'avoue que je ne sais même pas ce qu'il a fait pendant tout ce temps, il est parti dans sa chaambre un moment, revenu, on sera très peu connecté, il nous en voudra même sur le coup...
Je vais abréger la fin: autant A a été l'antenne de je ne sais quoi que j'ai clairement symbolisé comme un démon (oreille rouge pointue, cheveux, yeux...) autant j'ai ressenti à un moment avoir été l'antenne de quelquechose de positif, un flux... Par la suite A nous a dit qu'il souhaitait savoir ce que ça faisait d'être habité, de rentrer en transe... Il a pleuré un peu en craquant... Plus tard il a vu mes oreilles comme « avec les lobes inférieurs vert de Bouddha et les lobes supérieurs rouges et pointues... », ce qui m'a incroyablement remué en ressentant les deux vibrations qu'il décrivait, ce qui a déclenché une avalanche d' intuition... La communication entre A et moi était devenue autant télépathique que verbal, il ressentait la même chose que moi au même moment... Jamais noté une "télépathie" aussi précise.
On a ressenti la présence roder pendant assez longtemps, j'ai flippé que G ou moi nous nous fassions happer à notre tour, il était à l'affut, mais pffff que vous dire, on a fini par redescendre et c'est devenu plus facile de fermer les portes...
J'aurai encore beaucoup à écrire, mais je ne peut pas tout raconter et c'est déjà trop long. De plus j'ai pour l'instant l'incapacité d'exprimer une grande partie ce que j'ai perçu ce soir là.
Pour conclure:
- une fois de plus, c'est en découvrant un peu qu'on s'est aperçu de l'étendu de notre ignorance.
- La dose n'était pas trop forte, en tout cas personne ne l'a ressenti comme telle.
- Je n'ai jamais vraiment minimisé le danger des psyché, mais je ne m'attendais pas à ça, pas le moins du monde.
- J'hésite entre arrêter les psychés pendant un long moment ou y retourner assez vite.
10 jours après je suis encore bien chamboulé. Mon sommeil est étrange, je veille à ce que j'appelle désormais le mal n'ai pas de prise sur moi, mais c'est pas évident.
Merci de m'avoir lu, je serai vraiment reconnaissant pour toute indication, aide, aiguillage, avis, conseils etc... Je n'en ai jamais eu autant besoin Ça m'a fait du bien d'écrire en tout cas.
(ps: je suis obligé d'envoyer ce tr déja rédigé chez moi du bureau, j'aurai donc peut être un peu de mal à vous répondre)




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